Archives pour la catégorie LE FOCUS

Talon d’Achille

Les rails se sont dérobés sous nos pas. Je voudrais coller mon oreille sur l’ancienne ligne de chemin de fer pour entendre un train imaginaire. C’est ici un peu la High line, version mayennaise. La ligne n’existe plus depuis quelques années, terminus Château-Gontier. C’est devenu sommaire : une simple allée pour la promenade. Mais, c’est ici, au milieu de la ville traversant rocades, longeant le lycée Curie et sa propre aire de compostage, le cimetière en jardin mandala que je me penche sur une achillée millefolium, en fleur, blanche parmi l’herbe grasse.
Ces achillées blanches que j’arrache à tour de main, désespéré d’en limiter la propagation au jardin. Pourtant ici, son caractère sauvage et résistant me séduit. Si la variété type pousse si bien chez moi, pourquoi ne pas en profiter davantage en plantant d’autres variétés botaniques ? Le jardin accueille déjà l’Achillea millefolium ‘Golden Plate’ à la floraison jaune d’or, au feuillage si bien découpé et odorant, aromatique. Placée d’abord sous le petit massif du pommier, elle a intégré il y a plus d’un an un autre massif où elle s’est faite malheureusement plus discrète. Cependant, je ne désespère pas de sa robustesse, sans doute va-t-elle cet été reprendre du poil de la bête ! J’apprécie ses longues tiges florales pour en faire des bouquets de fleurs séchées. Ses fleurs forment un joli plateau. La plante peut devenir vite envahissante.
Cependant, malgré un sol qui semble bien accueillant pour les achillées, je me refuse encore à en planter, et ce malgré leurs caractères tout à fait naturels. Le résultat d’une déception amoureuse ! Oui, en effet, ayant planté la variété ‘Paprika’, achetée vulgairement à Jardiland dans un godet, je me suis retrouvé bien déçu quand la floraison promise –intensément écarlate- fut venue, ou plutôt : ne fut pas venue ! Paprika avait tourné au sel de Guérande ! La floraison était tout bonnement blanche comme celle de l’ancienne ligne de chemin de fer de Château-Gontier. Depuis j’ignore les achillées.
Plutôt, j’ignorais les achillées, jusqu’à aujourd’hui…

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Helianthus ‘Lemon Queen’ : les petits chapeaux de la reine

Sous le crachin, ses chapeaux aux couleurs audacieuses sont devenus célèbres, défiant le temps. Aujourd’hui, ce sera un jaune citron un peu pâle qui éclairera le massif du dernier quartier. Le Lemon Queen. Un Helianthus, un soleil aux teintes fades qui étire sa luminosité avec langueur jusqu’à l’automne.
Les soleils vivaces en septembre-octobre éclairent vraiment les massifs. Ils sont presque flashy comme un coup de Stabilo sur une scène pittoresque. En somme, ils illuminent quand toutes les vivaces commencent à entrer en sommeil.
La première fois que j’en avais récupéré chez une de mes voisines, je pensais bêtement, ignorant que j’étais alors, qu’il s’agissait de topinambour. Leur hauteur et leur manière de se tenir bien droits m’avaient plu. Aujourd’hui, ils continuent à nous donner satisfaction ! Leurs racines rhizomateuses et charnues sont cependant vite envahissantes. Dans le massif de l’entre-deux, ils se sont échappés pour coloniser une moitié de l’allée. Pour le moment, nous les avons épargnés et nous contournons -jusqu’au jour où la tondeuse…- Dire que nous tournons autour de soleils dans nos allées-venues ! Sans doute comme des insectes sont attirés, à s’y brûler les ailes, par une lumière électrique.
Lemon Queen’ a cette douceur acidulée qui viendra peut-être timidement illuminer notre massif du dernier quartier. Du haut de ses deux mètres, on le retrouvera suspendu à l’horizon du massif, défiant fièrement ce fameux Dernier quartier… de lune. Moins envahissant que la variété commune, il restera accroché là où nous l’avons posé s’étoffant tout de même vers ses voisins Knautia macedonica, Teucrium hirconicum, Trifolium ochroleucrum et Miscanthus sinensis ‘Rotfuchs’ ! A cette époque où les feuillages festoient de leur couleur empourprée, écarlate ou dorée, où la lumière devient rasante comme si le soleil avait toutes les peines à s’élever vers son zénith, où les soleils presque hivernaux se confondent dans une lueur islandaise avec le disque lunaire, les Helianthus transpercent les brumes matinales de leur jaune citron. Nous sommes tout à coup en ce mois d’octobre où les jours s’enfuient comme Yann et Sylvestre voguant sur La Marie dans Pêcheur d’Islande : « le soleil, toujours bas et traînant, incapable de monter au-dessus des choses, se voyait à travers cette illusion d’île, tellement, qu’il paraissait posé devant et que c’était pour les yeux un aspect incompréhensible. Il n’avait plus de halo, et son disque rond ayant repris des contours très accusés, il semblait plutôt quelque planète jaune, mourante, qui se serait arrêtée là indécise où milieu d’un chaos… ». Quand plus loin toujours « l’éternel soleil, qui avait un peu trempé son bord dans les eaux, recommença à monter lentement. Et ce fut le matin… » (fin de la première partie).

Kniphofia : l’infernal qui attise

Vous m’en auriez donné il y a quelques années que je n’en aurais pas voulu ! Je pense que je détestais les Kniphofias autant que, maintenant, les Phlomis jaune. Pour moi, c’étaient des plantes de cités pavillonnaires que l’on plantait en isolé sur un carré de pelouse. Et puis un jour, je ne sais plus trop comment c’est arrivé, il s’est retrouvé parmi un petit panel de plantes pour un petit massif ! Depuis, le Kniphofia uvaria côtoie, en association non réfléchie, un Calamagrostis ‘Karl Forester’, de l’osier et des Anémones du Japon (tomentosa rose et ‘Honorine Jobert’). Le plus incongru dans tout cela, c’est que désormais il trône devant le bassin en ligne de mire de la perspective centrale ! On s’est habitué à le voir dresser, comme un serpent à plusieurs têtes, ses hampes florales passant du rouge au presque jaune en fin de printemps. Les tiges, une fois fanées, peuvent être coupées forçant parfois une remontée en fin d’été – début d’automne.
Souvent en désamour, le destin semble s’acharner ! Au printemps dernier, nous avons retrouvé aux Pépinières Plantagenêt (Verchers-sur-Layon) un kniphofia : ‘Little Maid’ dont notre inconscient s’est nourri avec boulimie en regardant et regardant encore les images de Het Vlackeland. C’est un Kniphofia quelque peu trapu et discret. Il mesure 60 cm pour une envergure de 45 cm. Il fleurit en fin d’été et une partie de l’automne commençant par une coloration verte en boutons puis jaune pâle à maturité pour terminer couleur ivoire. C’est une plante plutôt résistante qui supporte la sécheresse même si ses pieds charnus en plein été apprécient la fraîcheur et sa tête le soleil. Le ‘Little Maid’ se marie très bien avec des plantes au style naturaliste comme la Verbana bonariensis. Aux Jardins de Calipso, ce kniphofia est intégré à notre jachère fleurie pour le moment, côtoyant le rouge flamboyant de l’arroche (Atriplex hortensis var. rubra). Reste à savoir si dans le temps, cette association sera réussie.
Comme un baiser empoisonné de Satan, nous comptons bien nous éprendre encore d’autres Kniphofia, nous laisser tenter par ‘Percy’s pride’ par exemple.

Eupatorium maculatum ‘Glutball’ vous file le bourdon ?

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C’est sans doute la vivace du jardin qui impressionne le plus. Disparaissant totalement en hiver et réapparaissant tardivement au printemps, l’eupatoire prend deux mètres en quelques mois. Ses tiges empourprées et vineuses portent de grosses têtes roses en ombelles, avec une multitude de petites fleurs chevelues.
Maintenant, il faut s’imaginer le ballet, en ce mois d’août, d’une armada de faux-bourdons attirés par cette plante mellifère. Une ombelle peut accueillir une dizaine de bourdons, faisant parfois plier les tiges sous le poids des petites bébêtes ! Il faut dire qu’il y a de la place sur la fleur couleur lilas puisqu’elle peut atteindre 20 cm de diamètre. De port aérien, elle s’intègre à merveille dans les scènes naturelles. Adossée à nos pieux de châtaigniers, elle donne de la hauteur à notre massif appelé « D’un côté ou de l’autre » (ou parfois nommé aussi le massif de « l’entre-deux »). Dans un fouillis, qui permet de préserver le frais aux pieds des plantes, elle côtoie la Persicaria polymorpha, une autre imposante qui n’a pas encore atteint sa maturité ! Egalement, sa proximité avec le groupement de Persicaria ‘Orange Field’ et amplexicaulis ‘Alba’, les Perovskia ainsi que le Rudbeckia fulgida var. sullivantii ‘Goldsturm’ semble le conforter dans son rôle impérial ! Il trône en effet.

Comme tout immortel, nous pourrons continuer de l’honorer tout l’hiver puisque l’Eupatorium demeure graphique et digne d’intérêt avec une fructification qui forme des pompons duveteux qui s’effilochent, succombant au souffle d’Eole.

Hêtre ou avoir, le manteau d’un roi

On espère un jour avoir un Acer griseum. Ce n’est pas un ordinateur d’un autre temps mais un superbe érable pas très imposant (10 m de haut) remarquable par son écorce couleur cannelle qui s’exfolie. Son feuillage à trois folioles se colore en automne passant du rouge à l’orangé. On aimerait bien avoir tant d’arbres comme celui-là, de collection. Par exemple, Davidia involucrata le fameux arbre aux mouchoirs, Gleditsia triacanthus ‘Sunburst’, Pyrus calleryana ‘Chanticleer’, Prunus serrula pour son écorce brun-acajou, un Salix aux beaux chatons en fin d’hiver ou encore le Malus hupehensis… Cependant, la superposition de tels sujets ressemblerait plus à un arboretum. Notre petit jardin de campagne n’a pas cette ambition. C’est pourquoi aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de l’Hêtre (le Hêtre) plutôt que de l’avoir ! Acheté simplement en racines nues dans la jauge des Pépinières Daoust-Champ fleuri, à 2,50 euros, un petit hêtre pourpre (Fagus sylvatica ‘Purpurea’) est certes plus commun qu’un Fagus sylvatica ‘Tricolor’ (feuilles rouges au cœur blanc marginées de rose) pourtant je l’ai planté avec fierté à l’intersection des deux premiers cercles de pelouse. Avez-vous déjà admiré la voûte que vous offre un hêtre pourpre au bord de la pièce d’eau du parc de Courson, vue de dessous, pour comprendre un temps-soit-peu mon engouement ? Cet arbre sait prendre la lumière comme aucun autre. Il s’intègre parfaitement au milieu campagnard. Côté chemin, nous en avons planté trois « verts communs » qui seront conduits en haie libre. Son atout est son feuillage qui jaunira à l’automne : en forêt de Sillé autour du lac un spécimen d’un âge certain nous offre à ses pieds un superbe tapis, lorsqu’il perd son plumage, mélange de doré, vert et brun. Cet arbre est marcescent, ce qui lui permet de faire écran ou de garder un certain esthétisme même en période hivernale. Il supporte mal la sécheresse mais n’est pas de culture difficile. Son envergure à l’âge adulte peut aller de 15 à 40 mètres de hauteur pour 8 à 20 mètres de large ! En isolé, comme au jardin de Calipso, je le regarde patiemment croitre pour qu’un jour il se révèle être l’arbre central. Aspirant toucher son écorce vieillie par le temps, voir se déployer son manteau empourpré de roi sur un tronc d’une pâleur excessive comme l’arbre sacré où se perche une corneille noire avec un troisième œil de la célèbre série à succès, le trône de fer… même si dans cette saga romanesque, l’arbre tient plus de la collection des Acer, érable flamboyant !

Euphorbia : avec des têtes de « télétubbies »

Elles ont comme des petites oreilles vertes en trompettes qui m’évoquent des petits personnages en latex, lesquels peuplent mon imaginaire. Elles sont des sortes de petits Shrek, un peu bonhomme débridé du jardin. Leurs grosses têtes chartreuses et jaune égayent le printemps. Ce sont les euphorbes. Il en existe plus de 2000 espèces. Impossible d’y échapper ! L’euphorbe n’est vraiment pas une plante difficile. Elle s’accommode d’un peu près tout type de sol et si on laisse faire se ressème à volonté. On en trouve de toute taille : de 30 cm à 1,20 environ. Elles peuvent être annuelles, bisannuelles, vivaces, arbustives et même arbres. Elles sont graphiques toute l’année à notre avis. Le dégradé de vert qu’offrent leurs petites fleurs entourées de bractées entre en contraste avec son propre feuillage et ses tiges qui peuvent être vert sombre, glauque, bleuté ou rouge ! Associée à des floraisons printanières de couleur lilas tels des iris, des Clematis ou des Wisteria (glycines), l’euphorbe tient son rang au jardin. Aux Jardins de Calipso, nous avons adopté cinq variétés. Euphorbia amygdaloides ‘Purpurea a un feuillage vert-pourpre avec des tiges rouges et au printemps des fleurs vert très lumineux, elle mesure 50-60 cm et se plait plutôt à la mi- ombre, son milieu d’origine étant les sous-bois.

DSC_0479 (2) Euphorbia characias ‘Wulfenii’ se trouve près de notre bassin. Installée depuis quelques années maintenant, elle se ressème généreusement depuis l’an dernier. Malheureusement elle n’a pas toujours le succès qu’elle mériterait lors de troc-plantes ! Haute d’un mètre à peine, elle a des feuilles allongées bleutées et persistantes. Au bout de ses tiges renfermant (comme toutes les autres euphorbes) le fameux latex toxique et irritant, s’épanouit une rampe florale verte avec un cœur noir teintée de jaune au fil de la saison.

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Euphorbia characias, plus imposante, plus haute et aux rampes florales plus impressionnantes est sans doute la plus répandue. Ses bractées sont d’un vert jaune plus lumineux. Dans un sol bien profond, frais et drainé l’hiver elle vous dévoile sa majesté. Plantée chez un copain dans une terre horticole, elle est devenue très attractive. Chez nous, elle a plus de mal craignant sans doute notre sol moins aéré. En tout cas, c’est une valeur sûre qui peut envahir un massif avec des touches de couleur jaune fluo de mars à juin.

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Euphorbia griffithii a été une découverte il y a quelques années en visitant le Jardin de la Pellerine en Mayenne. Originaire de l’Himalaya, elle est caduque mais rustique. Elle réapparait au printemps comme bon nombre de vivaces pour développer des touffes aussi larges que hautes (d’un mètre). Nous avons le cultivar ‘Fire Glow’ que nous confondons souvent avec ‘Dixter’. ‘Fire Glow’ est la drageonnante quand ‘Dixter’ est la « peu envahissante » ! La première a un feuillage vert nervuré d’orangé et une floraison rouge cuivré. Son feuillage à l’automne prend de jolies colorations. La seconde a un feuillage vert pourpré, des tiges rouges et une floraison rouge orangé très lumineuse.

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La dernière est un de nos « coups de cœur » made in Saint-Jean de Beauregard (fête de Printemps) : Euphorbia ‘Black Bird’. Son feuillage pourpre n’est pas sans lien de parenté avec celui de l’amygdaloides. Sa floraison est jaune-pourpre légèrement cuivré par reflets (tout du moins sur une jeune pousse). C’est une euphorbe de taille moyenne : environ 60 cm.

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Avec les euphorbes, nous sommes un peu dans une rencontre du troisième type ! Elles exercent sur quelques-uns comme un pouvoir de curiosité et sur d’autres, avec Euphorbia lathyris récemment introduite aux Jardins, des vertus soi-disant répulsives… Qu’en est-il Madame la Taupe ? Cette dernière pourrait bien se bidonner devant un énième épisode, Télétubbies à l’affiche ou non…

Les Persicaires persistent

Jusqu’à la fin de l’automne, guettant les premières gelées, elles résistent les persicaires. Comme une tâche, le rouge lie-de-vin de la Persicaria amplexicaulis ‘Fat Domino’ dérange presque au milieu d’un miscanthus ‘Zebrinus’ jauni, d’un Eupatorium maculatum ‘Glutball’ noirci et d’une Sanguisorba officinalis ‘Tanna’ décrépie aussi. Ça en serait limite injurieux cette floraison au milieu de rien. Et s’il n’y avait qu’elle ! Mais ses voisines s’y mettent également, l’amplexicaulis ‘Alba’ de son blanc immaculé et le rose du faux-ami ’Orange Field’ !

Appelées aussi bien Bistorta ou Polygonum, les persicaires amplexicaules forment rapidement des touffes de 1 mètre en moyenne avec une floraison en épis très prolongée. Elles apprécient des sols ordinaires à frais. Le feuillage à l’automne prend de jolies colorations. Avec leurs rhizomes, elles peuvent remplir de larges espaces même si au début elles peuvent mettre un temps à s’installer. C’est une plante sans trop d’exigence, il suffit au printemps de lui couper les tiges de l’année précédente pour la voir s’épanouir jusqu’aux premières gelées. Il existe pas mal de cultivars intéressants, ceux cités ci-dessus bien entendu mais d’autres comme par exemple ‘Pink Elephant’, ‘Blackfield’ ou ‘Early Pink Lady’.

Egalement, plus en finesse, les persicaires filiformis ont attiré à plusieurs reprises notre attention. La filiformis ‘Alba’ entre autres est d’une finesse et d’une subtilité ahurissante ! Une cousine très drageonnante la microcephala ‘Red Dragon’que nous avons réussie à bouturer facilement possède des feuilles lancéolées pourpres avec une floraison en petites têtes sphériques blanches rosées qui se succède sur une longue période.

Ressemblant fort à une grosse astilbe sans la contrainte d’un sol humifère et d’une situation ombragée, la persicaria polymorpha est le bouquet géant de la mariée ! Ses innombrables épis blanc pur apparaissent en été sur un gros buisson de 2 mètres de haut. Elle n’est pas du tout envahissante contrairement à sa jumelle que nous avons acquis l’an dernier par confusion : Persicaria polystachya (‘Wallichii’) qui pour le coup est traçante et se rapprocherait plus de la renouée blacklistée (Fallopia japonica, plante invasive). Néanmoins, la ‘Wallichii’, à réserver aux espaces naturels -en ce qui nous concerne nous l’avons reléguée au fond du jardin- a quelques atouts : sa floraison blanche en épis dégage un doux parfum et son feuillage se teinte magnifiquement à l’automne.

Une autre variété que nous avons sauvegardée aux Jardins de Calipso malgré son feuillage panaché un peu vieillot : Persicaria virginiana ‘Painter’s Palette’. Je l’ai eue lors d’un troc plantes. Son feuillage vert et ivoire laisse apparaître un V brun au centre de la feuille. Je ne saurais dire pourquoi elle me fait penser à une couleuvre ! Sa floraison pourrait avoir un intérêt car ses hampes florales d’un beau rouge sont en finesse comme les filiformis. Cependant, sa floraison se ferait rare… Malgré tout, je la conserve pour le moment car j’ai découvert que le jardin d’où elle provient a complètement disparu (jardin d’Hadspen par le couple Sandra et Nori Pope).

Disparue… la polymorpha que nous venons d’acquérir au Jardin d’Adoué a, elle aussi, disparu depuis que je l’ai plantée. Apparemment rien d’alarmant ! Il est même conseillé de l’oublier afin que la surprise soit totale lors de l’apparition de ses hautes tiges en mai suivie de sa floraison au doux parfum de miel, laquelle on l’espère attirera un nuage d’abeilles. De quoi peut-être nous donner envie d’avoir une ruche au jardin, mais ceci est une autre histoire…