Le Top 5.1

Il y en a qui élisent des personnalités de l’année, d’autres des Miss 2015, d’autres encore refusent des légions d’Honneur. Nous, pendant ce temps-là, nous concoctons sans prétention un top 5 de nos jardins remarquables préférés. Nous aimerions en visiter beaucoup plus en une année pour proposer un classement entièrement de nouveautés. Cependant, ce n’est pas la quantité qui prime…

Hors catégorie, un jardin hors de nos frontières, sans platitude aucune pourtant, bien au contraire ! Au milieu de la campagne néerlandaise (vous l’avez déjà compris), Privetuin Oudolf, le jardin  d’Anja et Piet Oudolf à Hummelo est l’inclassable ! Pour ceux qui préfèrent parler au Bon Dieu plutôt qu’à ses saints, rendez-vous directement (si ce n’a déjà été fait) à la rubrique Le Carnet de voyage, Hummelo la Dame au bouquet de fleurs. Sans passer par la case départ !

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Pour les autres, un tour de France en accéléré n’en reste pas moins dépaysant. Prêts ?

Qui sera le nouveau jardin remarquable primé cette année du Top 5 ? Le Jardin des Paradis de Cordes-sur-Ciel sera-t-il détrôné de sa première place… ? Qui va sortir du Top 5 ? Suspense… On dirait du Stéphane Bern…

A la cinquième place, nous retrouvons la Mayenne avec le Jardin de la Pellerine (53) qui perd du coup deux places mais demeure néanmoins l’un de nos jardins préférés.

A la quatrième place, vous l’avez déjà deviné, le Jardin du Petit Bordeaux à Saint-Biez en Belin dans la Sarthe (72) chute aussi mais continue d’être une référence en jardin d’atmosphère.

Un nouveau, et non des moindres, fait son entrée sur la troisième marche du podium : les Jardins de Castillon à Plantbessin (Calvados 14) avec sa jardinière-pépiniériste-créatrice -pour la mise en scène des plantes vivaces notamment d’une collection de Geranium-Madame Colette Sainte-Beuve. Le souvenir des bassins et la végétation exubérante est intact, presque nostalgique.

Le Jardin des Paradis, crédité de son écrin Cordes sur Ciel en haut d’un pic dans le Tarn (81), est relégué à la seconde place de notre classement mais il ne démérite pas. Comment oublier la fontaine de seaux métalliques en cascade ? Le pré de fleurs sauvages derrière un seuil vêtu d’un voile blanc ? Ce jardin fait partie plus que jamais de notre imaginaire.

Une palme avec des plumes pourrait nous faire penser à une autre rubrique, l’Ornitho-coin. Sûrement pas puisqu’il s’agit sans conteste du Jardin Plume à Auzouville-sur-Ry en Seine-Maritime (76) qui décroche la première marche du podium. Loin de nous d’en faire trop de publicité pour y voir débarquer quantité de cars de belges à la retraite ou autres nationalités d’ailleurs ! On s’y sent parfois comme dans un jardin modèle, de démonstration. C’est un peu figé, bien léché… Pourtant, l’ancien potager, aujourd’hui rempli de fleurs qui se ressèment, est grandiose. Les carrés de graminées dans le verger font le lien entre l’intérieur du jardin et la campagne à l’extérieur. La frontière s’efface. Le miroir d’eau est lui plus formel même s’il reflète des haies qui ondulent, une nature déformée. Une nature débordante dans un vase-clos : Thalictrum, Sanguisorba nous absorbent et le doux parfum des Epilobium m’entête encore…

Ce jardin, Plume, arrive donc en tête !

6 – Jardin japonais de Compans-Cafarelli à Toulouse en Haute-Garonne (31)

7 – la Bambouseraie de Prafrance (ou d’Anduze) à Generargues dans le Gard (30)

8 – Jardin de simples de l’abbaye de Daoulas (Finistère 29)

9 – Les Jardins de Marqueyssac à Vezac (Dordogne 24)

10 – les Jardins du Mirail à Crannes-en-Champagne (Sarthe 72)

11 – Parc oriental de Maulévrier (Maine-et-Loire 49)

12 – Parc de Courson à Courson-Monteloup (Essonne 91)

Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter de très bonnes visites de jardins en 2015 !

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Faire son nid (et observer)

Je n’ai jamais vraiment été volatile, comme je le dis souvent. Malgré le fait d’avoir eu dans mon enfance un couple de colombes dans une grande cage chez mes parents. Aux Jardins de Calipso, c’est la liberté qui prime. La haie qui nous sépare de la parcelle des voisins accueille pas mal d’oiseaux. Une haie bocagère constituée d’aubépines, noyers, ronces, noisetier, pruniers sauvages et frêne  offre une protection favorable à cette faune.

Malheureusement, nous connaissons très peu les oiseaux qui viennent habiter notre jardin. A part, les pigeons, moineaux, rouges-gorges et les hirondelles dans l’atelier comment les reconnaître et comment les inviter dans notre jardin ?

Parfois, j’observe un tout petit oiseau qui sautille de branche en branche sans en savoir le nom : qui est-il ?!

Nous aimerions en accueillir davantage. Notamment pourquoi pas des carnivores tels des faucons ou des chouettes ! Pour cela, je me documente un peu à l’aide du Traité rustica des oiseaux du jardin aux éditions Rustica. Il n’y a certainement pas de recette pour attirer les oiseaux dans son jardin cependant leur procurer le gîte et le couvert peut aider, non ?! Alors, il y a des bases : surtout pas de haies mono-végétales, il faut des haies libres avec de multiples variétés d’arbres et d’arbustes. Citons le sureau, l’amélanchier, le prunellier… Laisser quelques ronciers, un arbre mort, des tas de bois pour l’habitat entre autres. Laisser un coin de pelouse monter en graines, ne le faucher qu’une à deux fois l’an. Il faut un point d’eau. Nous avons le bassin mais le mieux serait d’avoir une petite mare avec  des berges en pente douce pour éviter les noyades ! Des abreuvoirs style soucoupes améliorées feront l’affaire à la fois pour la baignade et l’étanchement de la soif des petites bêtes à plumes.

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Pour se donner toutes les chances d’accueillir mésanges, rouges-gorges et tous les illustres volatiles inconnus, j’ai décidé de fabriquer des nichoirs avec l’aide du site de la LPO : deux type ‘boite à lettres’ (pas compliqué et traditionnel) et un nichoir spécifique pour accueillir une famille chouette consommatrice, je l’espère, de quantité de campagnols au déjeuner, dîner et même petit déjeuner si elle le souhaite !

Ah, au fait, vous piaffez sans doute, tout comme moi, d’impatience d’en savoir plus sur les oiseaux qui habitent déjà naturellement les Jardins de Calipso. Je vous invite à nous suivre  dans cette nouvelle rubrique ‘l’ornitho-coin’ avec photos à l’appui (on l’espère) durant cette nouvelle année au jardin. Bien entendu, nous vous reparlerons du fameux Traité rustica des oiseaux au jardin dans Kesketuli la librairie.

Comme vous piaffez vraiment beaucoup, je crois savoir que le petit oiseau qui sautille de branche en branche  serait un roitelet… Mais au royaume des plumes, le ramage peut être trompeur… Reste à avoir œil et oreilles à l’affût.